Affichage des articles dont le libellé est Montréal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Montréal. Afficher tous les articles

Asie 2019 - Bangkok - Pékin - Montréal

6 mars - Bangkok – Pékin
.
Là, pour de vrai, c’est notre dernier jour.
L’avion d’Air China est prévu à 19h20, ça nous laisse le temps de faire nos bagages et de profiter une dernière fois de la piscine.

Nous avons fait l’acquisition d’un sac pour pouvoir ramener tout notre stock. Si nous partons avec moins de 10 kilos chacun, c’est pour mieux en amasser pendant le voyage.

Avec un peu d’astuce et d’espièglerie, nous réussissons à caler nos kilos de riz, notre douchette à toilette, nos foulards Jim Thompson, mes 15 pots de miel, la réserve de sable de Nacpan que j’utiliserai bientôt dans un nouveau savon, mes machettes de paysans thaïs et philippins, les clochettes de temples et le chasseur sous-marin en bronze, les palmes pas à la bonne taille, les masques et tubas qui ont fait le bonheur des poissons en voyant André s’en extasier, les pots de baume du tigre bien pratique quand on vieillit, les sacs de mangue déshydratée, les noix de cajou aux épices et autres bouteilles de Sam Song.

Je bats un nouveau record : 19,5 kilos pour mon gros sac à dos ! Nous avons droit à deux bagages de vingt kilos chacun, il faut juste les porter jusqu’au comptoir d’enregistrement.

Il est presque 15 heures, nous avons fait honneur à certains des plats que nous préférons, l’inimitable Som Tam, la salade de papaye verte, le très classique Pad Thai Gai, des nouilles sautées avec du poulet et du tofu, et un Kao Pad Gai, du riz frit au poulet, recouvert d’un œuf au plat.

Nous quittons notre hôtel aux fresques colorées et grimpons dans le gros pick-up Grab qui vient d’arriver. Nous y jetons nos sacs et profitons du dernier point de vue sur cette ville qui ne cesse de croître. Le ciel est bleu, la vue porte loin, les grues enchaînent les nouvelles constructions de cette ville en mutation permanente.

En arrivant proche de l’aéroport, les immenses panneaux publicitaires barrent l’horizon de leurs dizaines de mètres de promesses d’une vie meilleure grâce au dernier Samsung 10 ou à la joie de rajeunir en buvant une eau miraculeuse.

Arrivés de bonne heure, nous avons le temps de faire emballer notre nouveau sac et sommes dans les dix premiers devant le comptoir d’Air China. Ce qui n’empêche pas une famille d’excités de passer devant tout le monde, mais pour avoir côtoyé des centaines de touristes du même acabit, je ne suis ni surpris, ni fâché. Ils ont juste l’air complètement fous.

En étant les premiers devant le guichet, nous avons l’opportunité de demander les places que l’on veut à la charmante demoiselle qui sans problème nous installe tout au fond des avions que nous allons prendre.

À cette heure, l’aéroport est presque vide, les contrôles sont rapides, il n’y a pas d’attente aux guichets des douanes. Par contre, les boutiques hors taxes sont toujours aussi dispendieuses et je n’arrive pas à comprendre pourquoi.

Ah ben oui, les touristes veulent se débarrasser de leurs devises locales alors qu’importe le prix, il faut vider son porte-monnaie. C’est du vol, mais comme personne ne semble comparer, il est facile de fourguer alcools, chocolats et biscuits à 30 % plus cher que dans les magasins en ville. Seules les cigarettes semblent moins chères à 2,80 $ le paquet, ce serait l’occasion de recommencer à fumer.

Ça y est, nous grimpons dans notre avion. Nous avons deux places côté cour, le soleil s’est couché dans un dernier embrasement de magnifiques couleurs. La ville s’est parée de ses lumières que l’absence de pollution fait vibrer sous les ailes. Nous jetons un dernier coup d’œil par le hublot en nous promettant de venir visiter tout ce que nous n’avons pas encore vu.

Quatre heures plus tard, nous arrivons en vue de l'éclairage de Beijing où une longue escale nous attend. Mais ça, c’est demain, le 7 mars.
Les roues frôlent à peine la piste que déjà des passagers se lèvent pour chercher leurs sacs et se précipiter vers la porte. Ils sont immédiatement freinés dans leur élan d’enthousiasme par le personnel de bord, qui, tout souriant qu’il soit, est là pour faire respecter les consignes.

Sur Cebu Pacific, le staff laissait faire les impatients, et se foutait de savoir que si l’avion freinait d’un coup, il y aurait des corps qui s’écraseraient contre des fauteuils.
J’aimerais tellement que ça arrive, je sais, ce n'est pas charitable, mais je ne me suis jamais vanté d’être un saint.

7 mars - Pékin - Montréal
.
1 heure du mat’, les douaniers sont toujours aussi étranges. 
Le retard provoqué par leurs contrôles stresse bon nombre de passagers qui ont une correspondance très serrée. De notre côté, nous avons largement le temps de défaire nos sacs et de montrer que la petite batterie de l’appareil photo ne risque pas de faire exploser un avion.

Mais un douanier, qu’il soit Chinois ou Canadien, est totalement imperméable à toute forme de plaisanterie alors nous évitons de faire des blagues, voire de sourire.

Les contrôles passés, nous arrivons dans le terminal 3 où nous reprenons l’avion dans 12 heures. Nous nous mettons donc en quête d’un endroit calme pour nous reposer.
L’immense hall est désert, seuls quelques passagers en transit errent dans les allées froides envahies par les courants d’air d’une climatisation trop efficace.

Je me renseigne dans les salons privés où l’on charge 50 $ par personne pour trois heures. Dans un autre, la chambre pour deux personnes est facturée 1800 yens, soit 360 dollars !
Ça fait cher la sieste et la douche…

Enfin, au bout d’une heure de vagabondage, nous repérons un ensemble de banquettes où la lumière est faible et suffisamment éloignée des portes d’embarquement.
Nous nous emmitouflons dans quelques fines couches de vêtements et surtout dans la couverture récupérée sur notre dernier vol puis cherchons le repos. Qui vient assez facilement, mais par intermittence.

L’endroit est tellement beau, que lorsque l’aube annonce son arrivée par quelques délicieuses couleurs pastel, un troupeau de touristes chinoises vient s’extasier, et pousse des cris de joie en voyant le soleil faire son apparition.

Je crois qu’ils comprennent le français parce que, quand je sors la tête de ma capuche, les yeux cernés comme un château-fort, la barbe hirsute débordante de mon masque antipollution en mugissant un sonore et autoritaire chuuuuuuuuut, elles s’effraient et fuient à petits pas empressés à l’opposé du hall.

Il est 6 heures, nous sommes frigorifiés. 
Pas plus d’animation dans le terminal, mais quelques boutiques ouvrent leurs stores. Nous marchons pour nous réchauffer et arrivons jusqu’au bout, face à la piste de décollage.

Et là, nous trouvons un endroit idéal pour nous reposer plus confortablement. De longs fauteuils, posés sur une moquette douteuse sont cachés derrière des paravents permettant un semblant d’intimité. Des moineaux perdus du mauvais côté de la grande baie vitrée pépient et offrent un peu de poésie dans cet immense endroit moderne.

En ajoutant un fauteuil bas au pied de notre nouveau lit, nous pouvons fabriquer une couche presque confortable. En tout cas suffisamment pour nous autoriser à dormir quelques heures et à faire rire les touristes à cause de mes ronflements.

Alors, si par hasard, vous échouez dans le terminal 3 de l’aéroport de Pékin, et que vous avez plusieurs heures à tuer, dirigez-vous vers la porte E24, il y a là quelques fauteuils verts pas dégueux du tout.

Nous cédons au chant des sirènes du Starbucks, seul commerce ouvert offrant un café pour nous réchauffer et traînons dans notre salon semi-privé jusqu’au moment de l’embarquement qui s’effectue tout à fait de l’autre côté du terminal.
Il est 13 heures, nous embarquons pour notre dernière ligne droite à destination d’un hiver qui n’en finit plus, mais dont nous avons fui la plus grande partie.

Et nous atterrissons 15 minutes plus tard sur le tarmac de PET. Enfin, 15 minutes et 13 heures plus tard grâce au décalage et au survol du nord de la planète.
Le vol sera ponctué de quelques soubresauts et de bons plateaux-repas servis par un personnel souriant et attentif.

Le passage aux douanes est rapide grâce aux dizaines de machines qui remplacent les humains, les sacs tournent sur le tapis, le chariot file vers la sortie où nous remettons notre déclaration.

Un Uber nous attend porte 6, la circulation est fluide, nous arrivons chez nous en moins de 30 minutes. Il fait froid, mais le soleil est là pour nous aider à surmonter la fatigue du voyage. Du moins jusqu’à ce que je ne comprenne plus rien à l’émission devant laquelle je m’endors toutes les 12 minutes.

Voilà, c’est la fin. 58 jours de voyage.
Avec quelques bas, mais surtout énormément de hauts.
Avec des rencontres formidables, et la découverte d’un nouveau pays et ses habitants chaleureux et souriants.
Mais le bilan est pour plus tard.
.
Je suis attablé dans la cuisine, une tasse de Pu Erh à la main. J’ai eu le temps de conclure ce voyage et de faire cuire 4 baguettes bien croustillantes.
André a déjà lavé le linge, tout notre bordel est rangé.

Enfin à part mon bureau recouvert de déclarations d’impôts et de factures…
Sur le balcon, le thermomètre indique -14º, le soleil termine sa course, et moi ma journée.

- Merci à tous ceux qui ont pris le temps de nous lire.
- Merci d’avoir commenté et aimé nos photos et mes textes, c’est mon carburant d’écriture.
J’ai eu du plaisir à "proser" tous les jours, d’abord parce que j’aime ça, mais surtout pour vous.

Pour partager nos aventures, pour vous faire voyager par procuration et vous emmener quelque part, loin de votre quotidien, loin de l’hiver et des désagréments qu’il peut offrir.

Nous avons déjà réfléchi au prochain voyage. 
Et au suivant. Mais ce sera pour un peu plus tard.



Plaintes de novembre

Même les enfants savent...
Une fois n'est pas coutume, je vais me plaindre...
Novembre, doux mois des premiers froids, des pluies désagréables qui vous glacent le sang, des premiers flocons qui agacent les roues de mon scooter, du soleil qui joue à cache-cache avec les longs rubans de nuages gris et menaçants. Mois du changement d'heure et du sempiternel débat sur son efficacité. Des parents qui se plaignent de l'effet négatif sur le sommeil de leur progéniture, mais qui n'hésitent pas à franchir les fuseaux horaires pour leurs vacances.
Le mois des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle et qui menacent l'équilibre déjà fragile de mon deux roues essoufflé.
Les feuilles mortes justement... C'est quoi le problème des feuilles mortes sur ton petit carré de jardin ? Laisse ces feuilles se décomposer tranquillement et nourrir ton gazon. Personne ne viendra vérifier sous les futurs trois mètres de neige si tu as le plus beau gazon du quartier.

Mais je ne voulais pas radoter sur les caprices de la météo et des feuilles qui tombent. Je voulais vider mon sac concernant les usagers de la route dont je fais partie. L'équilibre aléatoire de mon deux roues, et sa non-vélocité me permettent d'apprécier à leur juste valeur les inconduites de mes coreligionnaires.


Les vélos... En incluant ceux qui sont fixés dessus. 
Je veux bien admettre que nos trottoirs sont moins dangereux que nos routes, toutes contaminées par ces nids de poule qui ont fait la réputation de notre belle ville. Je suis moi-même souvent victime de ces balafres citadines et dois faire des évitements d'urgence si je ne veux pas finir dans un couloir d’hôpital ou au mieux chez le garagiste.
Mais, ami cycliste, tu n'es pas prioritaire. Un trottoir à la base c'est fait pour trotter pas pour rouler. Alors si tu ne veux pas ramasser un coup de sacoche derrière la tête, descend de ton vélo et trotte.
Pourquoi as tu décidé que les panneaux de circulation, les feux de quelque couleur qu'ils soient, les grosses bandes blanches avec marqué STOP (ou ARRÊT) ne t'étaient absolument pas destinés ? En empruntant les voies de circulation tu as signé un contrat moral t'obligeant à respecter le code de la route. Sinon c'est l'anarchie qui nous attend à chaque coin de rue, va rouler en Inde, il n'y aura aucun problème pour laisser libre cours à ta bravoure.
Est-ce qu'un cycliste au bout de l'écran peut m'expliquer pourquoi l'immense majorité des vélocipédistes n'a aucun système d'éclairage ?
Je ne parle pas de simples réflecteurs qui renvoient une éventuelle lumière beaucoup trop tard, mais de vraies lumières, qui se voient de loin, qui ne pèsent rien et qui ne coûtent pas cher, en tout cas beaucoup moins qu'une vie.

Hey le malade, tu es au bout du rouleau, ta vie est une suite insensée de problèmes, alors fait comme les gens que je croise tous les soirs : habille toi en noir, n'utilise aucune lumière sur ton vélo et roule n'importe comment.
Mais s'il te plaît, lorsque tu seras écrapoutie comme un maringouin trop lent ne sois pas surpris.
Tiens histoire de t'informer un peu, même si tu sais déjà tout ça et que tu es un rebelle, au moins tu ne pourras pas murmurer sur ton brancard des urgences : je savais paaaaaaaaargh...

http://www.velo.qc.ca/transport-actif/ABC-du-transport-actif/Conseils-de-securite  mais aussi : 
http://www.saaq.gouv.qc.ca/publications/prevention/guide_velo.pdf

Les voitures...
Vaste sujet, que celui de l'incivilité au volant, mais je laisse la place aux Nonnes Troppo et leur Roi de la Route : 
...On me met dans l'ambulance
Qui démarre et qui s'élance
C'est pratique le gyrophare
Pour doubler tous ces connards
Vas-y appuie d'ssus ça y est tu l'as eu
Bourre un maximum prouve que t'es un homme
J'vais y passer, j'vais y passer, j'vais y passer, j'vais y passer...

Sérieusement c'est ça que tu veux ? Être le sujet d'une chanson dont la fin est évidente ?
Bon je passe sur tous les jeunes connards qui espère faire la Une d'un journal de région et qui sont maîtres au volant avant Dieu et toute sa cohorte de Saints.
La nouvelle allergie du Québec, celle qui surpasse de loin crustacés, gluten (pourtant très à la mode), lactose, et autres corne d’hippocampe, c'est le clignotant.
Hein c'est quoi ça ? Tu sais, la manette à gauche du volant, celle qui fait clic-clac-clic-clac quand tu la montes ou la descends, hé bien c'est ça le clignotant. Ce levier a pour fonction de déclencher une option fort intéressante sur ton véhicule. Deux petites lumières rouges ou oranges s'allument et s’éteignent en alternance, signalant suffisamment à l'avance, la volonté du conducteur de changer de direction.
On l'appelle aussi clignoteur, feu clignotant, signophile, et au Québec on utilise le joli mot français flasher qui, pour se donner une jolie allure francophone se prononce flacheur. Qu'importe, de toute façon cet objet est devenu obsolète. 
Avis aux constructeurs automobiles, pour baisser le prix de vos véhicules, proposez cet article en option.


C'est toi et moi ça ?
Lorsque je tapote à la fenêtre d'une voiture qui a omis de signaler son changement de direction et que j'annonce que le flasher idoine est brisé, au mieux on m'ignore au pire je me fais insulter. 
Ah ben c'est certain que si j'étais posé sur une Harley pétaradante, la barbe flottant à un mètre de mon menton et un regard noir dépourvu de pitié, le chauffard serait un petit plus attentif à mes doléances.
Sauf que j'ai un BW's 50cc qui n'inspire ni la crainte, ni le sérieux de mes propos.

La lumière que l'on appelle jaune au Québec, orange en France est LE signal qu'il faut s'arrêter, pas celui d’accélérer pour passer vite-vite-vite et être le premier arrêté au prochain feu rouge.

Tant pis je continuerais seul ma bataille inutile contre les moulins de la route et serais encore plus attentif lors de mes louvoyages dans le courant des artères congestionnées. 

Un petit coup de gueule ça fait du bien ! Pas d'inquiétudes, je vais bientôt revenir avec un nouveau voyage...

.

Mercredi 5 et jeudi 6 mars – du 54, soi Ngam Duplee, Bangkok à la rue de Bordeaux, Montréal...

Elle est là. 
Cette dernière journée tant redoutée. Depuis le réveil, nous savons que l'ultime compte à rebours a commencé. Dans quelques heures nous serons à l'aéroport, penauds et tristes de quitter l'Asie pour retrouver les plaines gelées de notre lointaine province. 
Hier soir, nous avons fait une simulation de remplissage de bagages. Étonnamment, nous arrivons à tout ranger dans nos sacs à dos. Il faut avouer que Poste Thaï nous a donné un sacré coup de main avec ses tarifs défiant toute concurrence. 
Nous avions d'abord renvoyé nos excédents de vêtements après avoir constaté sur nos photos que nous portions les mêmes shorts et t-shirts tous les jours. L'achat d'un petit sachet de lessive liquide a remplacé 6 kilos de fringues inutiles. 
Les thés et épices acquis au Sri Lanka ont eux aussi pris le chemin des boites aux lettres et ont libéré beaucoup de places pour les achats faits à Bangkok. Plus jamais nous nous ferons avoir par les DHL et autres FeDex qui coûtent chers et sont accompagnés d'une facture salée de taxes de douane. 

Toute la journée se passera au bord d'une piscine, à profiter des derniers rayons de ce chaud soleil. Roulant de la chaise longue aux eaux turquoise de ce petit havre de paix en dégustant quelques cocktails. 
Nous ne savions pas que le grand monsieur qui nous regardait bizarrement était Français. Une chance que nous avons fait nos réflexions à voix très basse concernant son sublime travail de tapisserie à l'aiguille. Un pot de fleur posé sur une table devant un paysage simili-champêtre orne le petit tamis posé sur la table basse. Non, ce n'est vraiment pas beau, mais il s'applique et je le vois mal jouer à la Gameboy... 

En entendant nos intonations, il s'est aventuré à nous adresser la parole et a ainsi abandonné ses travaux d'aiguille. Nous n'avons jamais su son nom et l'avons donc en l'honneur de son âge et de son origine rebaptisé Papy Normandie. Il est adorable, 76 balais et toujours fringant. 
Il trimbale sa carcasse de son village normand humide et vert à la Thaïlande tous les hivers. Personnage sympathique et sociable, il parvient à lier connaissance facilement avec son entourage. Ses nouveaux amis se font un plaisir de l'inviter, qui en Australie, qui en Inde où il part d'ailleurs ce soir. 
Il ne voyage qu'en première classe, car, dit-il, son anatomie ne supporte pas les sièges trop étriqués de la classe éco. Soit. 
Nous parlons de ses voyages, des nôtres, de la hausse des taxes et des baisses des retraites en France. Je l'envie d'ainsi profiter de la vie et de voyager à l'autre bout du monde à son âge. Il nous appelle les jeunesses et nous enjoint de ne jamais lâcher le goût des voyages et des rencontres. De continuellement partir à la recherche de situations inattendues et de surprises qui permettent de vieillir en beauté. Il nous fait promettre de visiter très bientôt le Myanmar qu'il a adoré et d'éviter d'entrer dans le moule des gens ordinaires. 
Je veux adopter cet homme comme le grand-père que je n'ai jamais connu ! Nous le laissons partir boucler son sac de pèlerin pour ses prochains jours d'escapade et attendons que le soleil ait fini sa course avant de regagner notre chambre d'hôtel.  

Il est presque temps de boucler les sacs, mais avant nous allons découvrir le discret Just One Thaï, recommandé par notre Papy Normandie. Un resto juste au coin de la rue qui propose un épais menu et des produits de la mer pour des prix vraiment alléchants. Quatre grosses king tiger praws, des crevettes géantes délicieuses, feront une excellente mise en bouche. 
Ensuite, nous nous fions à ce qui nous paraît le plus évident : le hasard. Qui fera bien les choses puisque tous les plats servis seront tous très bons et le service décousu à merveille. 

Plus de dérobades possibles, il est temps de glisser nos derniers achats dans nos sacs et de les fermer. L'habileté va être de mise pour combler tout interstice distrait. Terminé le remplissage à la va-vite en prévision d'une course vers un bus. Avant, dans nos sacs, il suffisait de jeter un peu n'importe comment nos maigres kilos de vêtements et ça finissait toujours par rentrer. Mais après avoir relu les comptes-rendus des derniers jours et constaté que mon petit porte-monnaie déborde de relevés de carte de crédit, je me rends compte que ce soir, il va falloir ruser. 
Nos sacs sont pleins et bouclés. Cette fois-ci s'est bien terminé. Le check-out se passe rapidement, le vieux monsieur chinois habituellement désagréable est même rigolo lorsqu'on lui dit quelle température est prévue au Canada pour notre arrivée. Il fait mine de tomber dans les pommes dans un congélateur. C'est aussi ce qui risque de nous arriver bientôt. 

Les taxis de l'hôtel ne nous demandent même pas où nous allons, trop occupés à jouer avec leur téléphone. Nous marchons quelques mètres sur le trottoir, le mur rayonne encore de la chaleur accumulée, il est 21 heures. Un taxi rose bonbon s'arrête à côté de nous et nous embarque pour Suvarnabhumi à 30 kilomètres de là. 
Le poids des sacs dans le coffre fait geindre les suspensions fatiguées, le moteur fait un drôle de bruit, mais le chauffeur est persuadé que nous y arriverons. À peine embarqués sur l'autoroute, un énorme ralentissement nous force à nous arrêter. Nous ne voyons rien d'autre que quelques gyrophares et l'heure qui tourne. Après dix interminables minutes, la circulation reprend sans que nous ayons jamais su ce qui s'était passé. La voiture file dans un dernier souffle asthénique vers notre destination finale. En seulement trente minutes et 240฿ (plus les péages de 50 et 25฿) nous sommes déposés devant l'immense et triste porte des départs. 
Évidemment, les comptoirs d'enregistrement de la JAL sont à l'autre bout de l'immense hall, mais nous ne sommes pas vraiment pressés. Les comptoirs sont encore vides de passagers, nous sommes les premiers. 
Tout va très vite, les sacs sont pesés, 18 kilos, soit 8 kilos de plus qu'il y a 40 minutes. Dûment étiquetés, ils glissent sur le tapis noir en direction de New-York où nous devrons les récupérer pour les réenregistrer. La douane me met à nu dans leur nouveau scanner où je ressemble à un mec en train de se faire arrêter par une armée de policiers mal informés. Au moins, c'est rapide en plus d'être ludique. 

Nous avons trois heures devant nous pour visiter tous les magasins hors taxes (le duty free français) et nous rendre compte que les voyageurs sont vraiment pris pour des cons. 
Pour moi, littéralement les magasins hors taxes sont des magasins qui vendent des produits d'où les taxes ont été enlevées. En toute logique, on devrait donc trouver des prix bien plus intéressants dans les zones détaxées des aéroports que nos villes surtaxées... Hé bien non ! 
Non seulement ce n'est pas détaxé, mais souvent c'est encore plus cher que dans le petit 7 Eleven du coin de la rue. Par exemple, la petite bouteille de Sang Som que nous avons acheté 500฿ est vendue ici 750, et c'est pareil pour tout le reste. Payer plus de 30$ pour une tablette de chocolat s'est un petit peu exagéré où c'est moi qui suis en train de devenir radin ? 
De toute façon, nous n'achetons rien et les quelques billets qui nous restent seront mis en sécurité au fond du porte-monnaie de voyage pour un prochain séjour. 

All passengers on the flight JL006 to Narita International Airport, are requested to submit F6 door for immediate boarding. 
Tiens, mais c'est nous ça... Derniers bye-bye en direction supposée de la Cité des Anges (bien avant Los Angeles), embarquons dans l'avion et cherchons nos sièges, rangée 48. Il n'y a pas de place pour les pieds, deux boites métalliques en dessous des sièges de devant bloquent tout accès au confort. J'aimerais bien les bourrer de coups de pied, mais comme je ne sais pas si c'est un élément indispensable pour la sécurité de ce vol, je m'abstiendrais. Nous ne sommes qu'à cinq heures de Narita, normalement le vol suivant devrait être plus confortable. 

Au revoir Krung Thep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prast, ça a été un plaisir de voir que tu te portes bien, je dirais même de mieux en mieux. 
Nous serons très heureux de te revoir très vite, mais en attendant, nous allons gagner de quoi revenir. 

Aéroport international de Narita, préfecture de Chiba, Tokyo, Japon. 
L'atterrissage est acrobatique, les rafales de vent font tanguer la carlingue du gros Boeing et le tarmac ne veux pas s'aligner face à la caméra de proue. Secondes d'angoisse...
Finalement, les roues se posent, chacune leur tour et nous réussissons à débarquer, un peu flageolants, dans le grand terminal. 

Il est quelque part dans un fuseau horaire de passage, l'heure de l'apéro. Les whiskys japonais sont réputés, et le magasin dans lequel nous jetons notre dévolue offre les dégustations pour tous leurs produits. J'aimerais aller au bout de la rangée de Hibiki, mais la cinquième (ou septième) bouteille semble remporter tous les suffrages. Un Nikka élevé en fût de chêne pendant 21 belles années se promène maintenant avec nous vers les sièges confortables de la salle d'attente. 

Au Japon, même si t'as pas envie, il faut y aller. Les toilettes méritent une visite et le confort est à la hauteur de mes attentes. Le siège est chauffé, la musique est douce et le jet d'eau tiède est aussi surprenant que relaxant. J'y passerais bien le reste de mon heure d'attente, mais ça risquerait de paraître suspect. 
En tout cas, envie pas envie, il faut aller faire un tour dans les toilettes d'un aéroport japonais. 

La traversée de l'océan Pacifique sera plus confortable, les jambes allongées loin sous le banc, le dossier penché, je peux enfin regarder tous les films proposés sur mon petit écran tactile incrusté dans le fauteuil devant moi. Malheur, il y a trop de choix pour que je puisse fermer l'œil pendant ces 13 heures de vol. Alors je profite des allées et venues des charmantes hôtesses pour commander des gin tonic, qu'elles servent à la perfection. 
À défaut de faire un somme réparateur, j'aurais fait un apéro pendant 10 842 kilomètres pendant que mes co-passagers ronflent. 

Nord de l'Amérique du Nord à travers mon petit hublot où l'aube s'installe.
Le paysage a changé, les plaines désolées et les arbres effeuillés remplacent les montagnes vertes et les plages dorées. 
Nous l'avions presque oublié, mais nous ne sommes pas seulement revenus au pays, nous sommes aussi de retour en Hiver. Ici, on y met un H majuscule à notre Hiver, il a été à la hauteur cette année et nous le fera savoir pendant les semaines qui vont suivre. 

Aéroport International John-F. Kennedy, Queens, New-York, USA.
Très étrangement notre passage aux douanes américaines se passe bien. Je crois même que mon cerbère a émis un sourire, mais n'en suis pas certain. 
Par contre, les employés de l'aéroport sont des sergents hurleurs qui aboient leurs consignes aux passagers, et ne donnent nullement envie de rester dans ce pays de paranoïaques. 
Je suis heureux de n'être qu'en transit, même si j'adore New-York, j'ai hâte d'arriver chez nous. 
Nous ne pouvons résister à l'appel d'un burger que le serveur nous propose au format démesuré american style et nous demande la cuisson de la viande. De la viande !
Hors de prix, mais c'est un aéroport et le service à l'américaine fait oublier les excités qui nous ont accueillis. 

Il y a un peu plus d'une heure, nous avons presque survolé Montréal. Nous en avons maintenant pour cinq heures d'attente avant de pouvoir monter dans notre dernier coucou d'American Airlines où des enfants à bout de nerfs hurleront pendant 80 minutes et s'endormiront au moment où l'avion se posera à Montréal. Je suis heureux de posséder ces indispensables bouchons pour les oreilles et mon manque cruel de sommeil contre lequel je combattais, me fait endormir dès que je touche le fond du fauteuil. 

Je n'ai rien vu du décollage, par contre une heure plus tard je m'aperçois très bien dans ce virage serré au-dessus du sud des îles de Boucherville qu'il y a beaucoup trop de neige. Le pilote annonce une température polaire. 
J'ai déjà besoin d'un autre voyage. 

Aéroport international Montréal-Trudeau, Dorval, Montréal, Québec, Canada.
Le taxi nous transporte à travers des avenues froides aux bas-cotés recouverts de neige noire. Le ciel est bleu, le soleil prend un malin plaisir à nous narguer. Le centre commercial Rockland est d'une tristesse sans pareil dans nos souvenirs de Siam. Il va vite falloir reprendre nos esprits, mais pas ce soir... 

Du 54, Soi Ngam Duplee à la rue de Bordeaux, 16 035 kilomètres et 33 heures de voyage nous séparent. La planète Mars me semble plus accessible.

C'est fini, nous sommes de retour, nos sacs sont défaits, c'est un peu le bordel dans l'appartement trop petit et dans nos esprits. Le gargantuesque burger new-yorkais traine encore dans notre système digestif, nous nous contenterons d'une théière de FBOP et d'une émission de ... voyage en Indonésie. 

 Et si on repartait demain ?
 

.

Musée Redpath

Photo : micheljulien.com
Je reviens de Cuba et cela n'a absolument rien à voir avec cet article !
Je prépare quelques mots au sujet de ces vacances colorées, mais pour l'instant je savoure mon retour à l'ère glaciaire...

Aujourd'hui je suis allé au musée.
Pour vous c'est peut être une activité régulière, mais pour moi non. Je suis en général plus attiré vers le monde des vivants que celui des morts. Je préfère me perdre dans une médina, un souk, un marché, dans les ruelles d'un petit village ou les allées de Central Park.

Ah je vois déjà la levée des boucliers des défenseurs des arts !
Non ami, ne chausse pas tes solerets, lâche ta hallebarde et ton scramasaxe je ne suis pas ignorant de belles choses.

Je m’émerveille devant un tableau de Rembrandt et la peinture flamande du XVIIe siècle, me pâme devant des céramiques mésopotamiennes et me liquéfie au son du génie de Mozart. J'admire la statuaire de la seconde période classique grecque, manque de défaillir à la vue de l'extraordinaire richesse de l'art étrusque et des sublimes fresques d'Akrotiri.
J'ai déjà rêvé au milieu des splendeurs angkoriennes et voyagé dans le temps en contemplant le soleil se coucher sur la grande pyramide de Djoser.
Alors tout le monde se calme, on peut continuer...

Aujourd'hui donc, j'ai découvert un bel endroit, un peu perdu sur le campus de l'université McGill : le musée Redpath.
C'est l'un des plus anciens musées du Canada, il a ouvert ses portes en 1882. L'accès est gratuit (une petite contribution est appréciée), la taille y est humaine et la diversité des collections intéressante.
Des fossiles préhistoriques, des squelettes d'animaux, pleins de beaux coquillages, des animaux naturalisés, une momie égyptienne, quelques arts premiers et une magnifique architecture.
Mon filleul a adoré et ça c'est un test infaillible.
En voilà une belle sortie pour vos petits curieux !

Musée Redpath 859, rue Sherbrooke Ouest
Campus Université McGill

Photo : naturalhistorymuseums.ca
Photo : aurore-lafeuillederable.blogspot.com
.

J'ai honte à ma ville !

Un petit coup de gueule pour bien commencer 2011 ?
Vous aurez certainement du mal à y croire, mais y a pas mal de choses que je n'arrive pas à comprendre...
Attends je respire un grand coup !

Je reviens de Québec. La belle, bonne et petite ville de Québec où j'ai passé un réveillon du jour de l'an très agréable. Une ville propre que ses habitants et ses touristes ont envie de maintenir dans cet état. À preuve il y avait une poubelle trop pleine et tout le monde avait l'air interloqué par ce curieux phénomène...






Photo : Davide Luciano et Claudia Ficca
Je suis revenu dans ma grand' ville de Montréal cet après midi. Nous sommes le 2 janvier 2011 au Québec et j'ai l'impression d'être dans la banlieue du Caire, sur une route de campagne du Cambodge, quelque part dans la banlieue de Peshawar ou sur un chemin de terre cahoteux entre Palos Altos et La Esperanza. Les routes sont défoncées, les nids de poule pourraient accueillir plusieurs familles de ptérodactyles, l'autoroute propulse ma voiture d'un bord à l'autre du fossé.
Dans mon quartier de Rosemont il y a tellement de déchets sur le bord de l'avenue que j'ai l'impression que des camions poubelles ont déversés leur chargement tout le long du trottoir. J'ai le sentiment que c'est fait exprès tellement c'est exagéré ! J'ai honte !

Honte de mes concitoyens qui jettent leurs mégots de cigarettes par dizaines devant les bars, les boutiques ou les restaurants alors qu'il y a des cendriers mis à leur disposition.
Honte pour ces gens qui ne sont pas capables de ramener leurs maigres déchets à la prochaine poubelle ou au pire à la maison.
Honte pour ce jeune cadre dynamique boutonneux encravaté qui jette négligemment à terre le journal qui encombre son siège de métro.
Honte pour ce connard inconnu qui laisse son clébard chier devant mon escalier sans ramasser la déjection de son canin compagnon.
Honte pour nos élus qui font semblant de croire en leurs discours creux et sans volonté de peur de prendre des décisions qui risquent de leur faire perdre les prochaines élections.

Où est passé ce Montréal que j'encensais il y a 17 ans lors de ma première visite ?
Cette ville propre, progressiste, fleurie et précurseur environnementale. Une cité exemplaire que je ne cessais d'encenser à mon retour en France.
Je suis fâché de voir à quel point tout cela a changé.
À quel point les habitants et les gens de passage laissent aller les choses en se disant que le gouvernement et les élus vont tout résoudre en profitant des fameux nids de poule pour s'y cacher la tête...
Est-ce là l'exemple que vous voulez donner à vos enfants ?

Je vous promets (et vous souhaite) de belles crises d'adolescence !








Tokyo-rue de Bordeaux – encore le 18 mars !

Non je veux pas de soupe !
Tokyo, aéroport de Narita.

Une dernière fouille sommaire avant d’entrer dans l’avion, effectivement la bouteille suit, pour l’instant, et nous retrouvons nos sièges, les mêmes que pour le vol précédent.
Un vol de plus de 6500 kilomètres au dessus de l’océan Pacifique, l’Alaska, la Saskatchewan et enfin au bout de cette longue journée où nous avons vu le soleil se lever deux fois nous atterrissons à Washington où un très agréable 20° nous accueille.
Pendant le vol on nous demande de remplir la feuille d'immigration aux États-Unis, les questions sont désarmantes :
  • Avez vous été impliqué dans un acte d' espionnage, un attentat, un sabotage, des activités terroristes ou un génocide ?
  • Êtes vous atteint de maladie contagieuse ou de déficience mentale ?
  • Êtes vous dépendant aux drogues ?
Je vous jure que c'est vrai ! Hum que répondre ? Avoir du plaisir dans les geôles américaines ? Un pays où la peine de mort est toujours d'actualité.

Nous sommes à nouveau soumis aux douanes américaines et le fonctionnaire qui s’occupe du dangereux André profite lâchement des problèmes d’anglais du pauvre Québécois. 
Je vois de l’autre file d’attente que le policier a beaucoup de plaisir à torturer son client qui s’emmêle complètement dans ses explications de plus en plus paniquées.

Finalement, las de savoir si le voyageur en transit va finir par avouer qu’il ne saura jamais répondre à sa question, il passe à une autre victime.
Nous récupérons nos sacs, glissons la bouteille de whisky dans le sac d’André et les jetons sur un tapis roulant qui disparaît dans un mur. Nos bagages sont engloutis dans le compliqué système de tri de l’aéroport et nous refaisons encore une autre file pour passer une nouvelle fois devant des douaniers, des scanners et des questions de base.

Enfin, après avoir parcourus le terminal au grand complet, empruntés un train souterrain, nous arrivons à la porte A7 pour immédiatement embarquer dans notre dernier avion à destination de Montréal. Le vol de courte durée sera très calme, nous survolons une campagne brune et grise, le ciel est bas, la température semble désagréable, mais c’est enfin la conclusion d’un très long voyage.

A PET nous passons très rapidement les douanes et attendons nos bagages. Mes deux sacs arrivent rapidement sur le tapis, mais il manque celui d’André qui commence à courir à travers tous les coins de l’aéroport pour vérifier s’il n’a pas atterri ailleurs.

Hélas, il faut se rendre à la conclusion que le sac à dos contenant tous nos souvenirs de Bali et le fameux Hibiki 17 ans d’âge est resté à Washington.
Nous remplissons le formulaire de perte aux bureaux d’United Airlines, l’employée nous dit que tout devrait rentrer dans l’ordre en 24 ou 48 heures.
C’est un André désespéré que je traîne jusqu’à la sortie où nous avons rendez-vous avec notre amie Marie-Josée.
Il est 20 heures 30 et nous arrivons à la maison, pas fâchés d’être enfin en nos murs.

Pour conclure : le sac arrivera intact le lendemain en début d’après-midi, notre appartement sera nettoyé et repeint avant le vendredi soir, il fait soleil, un peu frais. 
Tout va bien.
C'est fini...
Merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires ou des messages sur ce blogue.
Merci de m’avoir lu. J’ai pris énormément de plaisir à écrire, et c’est gratifiant de savoir que ces mots voyagent et vous permettent de partager un peu de notre quotidien.

Au plaisir de vous retrouver pour d'autres voyages au pays des Drôles d’Idées.

Kayak au centre ville

Montréal est une ville pleine de surprises. 

En dehors des poubelles qui volent aux 4 vents, des déchets sur les voies publiques, des bacs de recyclage étendus à terre, des mégots de cigarettes ponctuant les trottoirs de leur belle couleur orange, des zonards et de leurs milliers de chiens, et des nids de poule de la taille de trous noirs, on trouve encore des endroits sympathiques... 

Le canal Lachine en est un. 
Bordé d'une piste cyclable très agréable, du marché Atwater et de quelques habitations luxueuses, il s'y trouve une activité fort sympathique : le kayak. 

On est loin des lacs perdus de la brousse québécoise, mais au moins ici on n’est pas harcelé par des milliards de moustiques, maringouins, mouches à feu, à chevreuil, brulots et autres insectes immondes. 

Une petite balade, en longeant la rive, face au vent nous mène jusqu'à l'écluse, le trajet est facile et reposant. Pas de quoi casser les pattes à un canard, on n’est pas dans le Verdon ou le Grand Canyon, mais pour un centre-ville que demander de plus ? Et en plus on arrive à bronzer sous les bras !
Posted by Picasa

Sport national

L'hiver au Québec, ce n'est pas le hockey le sport national, c'est le pelletage de neige...











de la neige ?

Même latitude que Bordeaux... On est loin d'avoir le même vin !

Marché Jean Talon... C'est plus agréable l'été...
Posted by Picasa
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...