Je sais que ma petite Suzuki Alto n'est pas un gros pick-up 4x4, mais en dehors des axes principaux, aucune alternative si ce n'est ces longues routes non asphaltées.
Alors, oui pour les économies de location pour une caisse de base, mais franchement, rallonge quelques dizaines de milles pour une vraie voiture si tu veux aimer les hors-piste. Pas nécessairement un tout-terrain, mais au moins un véhicule que tu ne crains pas de démonter à chaque trou dans la route.
Ici, je comprends parfaitement l'utilité de ces chars d'assaut. Par contre je n'arrive toujours pas à croire que des citadins puissent se trimbaler dans les rues de nos villes au volant de ces énormes destroyers.
Au final, ma boite à savon a tenu le coup, mais plus de 250 bornes dans ce shaker sur roues nous ont quelque peu épuisés.
Cependant, la balade est à la hauteur de notre peine. De grandes plaines ponctuées de moutons, des ponts suspendus au-dessus de torrents furieux, des gauchos à cheval rassemblant leurs troupeaux, des éperviers en chasse, des ibis en goguette et des lacs sans fins.
Je décide à la dernière seconde de ne pas emprunter un gué vers un joli lac. Bien m'en prit puisque les gros pick-ups s'enfoncent dans le gravier jusqu'au bas de caisse. Je serais parti à la dérive avec ma zézette !
Désespérés de ne trouver aucun endroit pour manger, nous nous arrêtons dans une gargote où il serait plus facile d'acheter de la marijuana que de se faire cuire deux œufs hors de prix.
De paisibles vaches nous regardent du coin de leur œil doux, et nous continuons cahin-caha, autour des lacs, toujours sous le regard enneigé et boucanant du volcan Villarrica
Enfin, après plus de 5 heures de pistes et poussière, nous retrouvons le doux asphalte qui sera comme un tapis de velours sous nos roues.
Ce soir, nous allons acheter du poulet au grilladin en face et le dégusterons dans la confortable salle à manger de notre charmant hôtel.
.
Affichage des articles dont le libellé est Villarrica. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Villarrica. Afficher tous les articles
Samedi 28 janvier – Pucón - Termas Geometricas
J'ai comme une boule dans le ventre, mais par le plus grand des miracles, j'arriverais à la faire sourire. Même elle a l'air surpris et se dépêche de faire un selfie.
Les osties de selfies ! Là, je ne parle pas d'Esther, mais de tous ces ost. de cali. de taba. de bâtons télescopiques qui ornent les bras de tous les touristes. Je ne reviendrais pas sur quelque chose que j'ai déjà écrit, mais c'est fatiguant et d'une stupidité que je n'arrive pas à assimiler. Hey le toton, t'es venu pour voir des paysages magnifiques, où ta tronche grimaçante de duck face devant un paysage qu'on ne voit plus puisque t'es devant ? Respire dans un sac Christophe !
En tout cas, concernant l'inspection de notre petite Suzuki, Esther ne laisse rien passer. Chaque millimètre de peinture, la pression des pneus et de la roue de secours, l'état des vitres et miroirs, le plein d'essence, les essuie-glaces, tout y passe.
Attention jeune quinquagénaire, cette voiture n'est pas un 4x4, sur les routes défoncées, tu roules doucement, pas comme un Montréalais qui prend ses aises avec le code de la route et la multitude de nids de poule de ta ville !
Je suis bien mieux de rendre cette voiture dans le même état si je ne veux me retrouver attaché à un poteau dans le parking.
Allez, zou, en direction du sud. Aujourd'hui, nous avons décidé de détendre nos corps dans les eaux chaudes des Termas Geometricas.
À une centaine de kilomètres de Pucón, la route s'arrête au village de Coñaripe pour se transformer en 16 kilomètres de piste de cailloux et de poussière. Je pense à Esther.
Enfin, après un peu moins de 2 heures, nous arrivons à ces fameux thermes. L'entrée n'est pas donnée, et nous nous délestons de 25 000 pesos chacun. Ce sera toujours ça de moins à porter.
Équipés de nos serviettes et de cadenas, nous entrons dans le creux de cette vallée très étroite. C'est magnifique.
La Géométrie des lieux est enfin révélée par un ensemble de structures, passerelles et escaliers en bois peint en rouge. Parcourant 17 bassins recouverts d'ardoise, ce sentier permet de s'y promener tout le long de l'exigu défilé jusqu'à une cascade d'eau glaciale.
Les bassins sont identifiés par les températures de l'eau qui varie de 35º à 45º, certains sont interdits parce que l'eau y est trop chaude.
L'eau des sources chaudes sort à environ 80º des entrailles du volcan, et par un ingénieux système de conduits, vient se mélanger à l'eau froide de la rivière. Des employés s'assurent d'effectuer les bons dosages pour que chaque bassin ait une température différente et humainement supportable. L'eau est en permanence renouvelée et les piscines sont toujours limpides.
Nous choisissons des casiers, y laissons nos affaires et trempons de bassin en bassin en tempérant de temps en temps nos corps bouillis sous une petite douche d'eau froide ou une cascade qui tombe du haut de la falaise. Enfin, j'y ai principalement trempé les pieds qui se sont rapidement transformés en blocs de glace, ça m'a suffi.
L'ambiance est tranquille, le cadre magique, la fraîcheur relative de l'air n'arrive pas à refroidir nos corps baignés dans les eaux chaudes, voire très chaudes des bassins.
Seules les deux américaines avec des voix de fumeuses de Gitanes Maïs se font entendre. Même les oiseaux-mouches n'osent plus venir butiner au-dessus de nous. Le bassin se vide tranquillement et elles seront seules dans leur bouillon.
La peau toute ramollie d'avoir trempé des heures dans les eaux claires, nous cherchons de quoi nous vêtir dans nos casiers et prenons le chemin du retour.
La construction où l'on peut se sustenter ou boire un verre est parfaitement intégrée à la nature sauvage environnante. Deux grands foyers fument et laissent se répandre la douce odeur du feu de bois.
La programmation de l'ascension du volcan Villarrica, suivi par les thermes est, on ne peut plus, parfaite. Mais que ce voyage est admirablement organisé !
Dans un pré, nous apercevons de drôles d'oiseaux. Si les éperviers sont aussi communs que des pigeons ou des moineaux dans nos contrés, nous sommes quand même étonnés de voir un oiseau pour le moins étrange.
Je me rappelle en avoir déjà vu, d'abord sur les grandes images cartonnées des tablettes de chocolat Merveilles du monde que je collectionnais avec passion, mais surtout sur les fresques des tombeaux égyptiens de la vallée du Nil.
Quelle surprise de retrouver ces drôles d'ibis au bec courbé tout au bout de l'Amérique du Sud. Theristicus melanopis, ou ibis à face noir est un oiseau très commun au Chili et en Argentine. Par contre, en retrouver autant et partout est une véritable surprise.
Surprise moins intense que celle que va vivre le jeune homme que nous ramassons sur le bord de la route. Il ne pensait pas en tendant son pouce que deux Canadiens ne parlant pas sa langue et roulant peut être un peu trop vite dans leur boite de conserve allaient le déposer plus rapidement que prévu au centre de son village.
La carriole saute de caillou en gravillon, tremble de toute sa carcasse et soulève autant de poussière qu'un troupeau de bisons dans les plaines arides du far west. J'ai quand même la face de la terrible Estheyer en tête, comme une persistance rétinienne, qui me somme de ralentir et de lui rendre son auto dans un état impeccable.
Le jeune auto-stoppeur se hâte de nous dire qu'il est arrivé, ce dont je doute puisqu'il n'y a pas grand-chose alentour. Il sort, vomi dans les buissons et nous continuons notre route vers Pucón.
.
Mercredi 25 janvier – Villarrica – Sous la fumée du géant
Le soleil n'est pas encore levé, mais la lumière qui filtre à travers le petit rideau blanc indique qu'une belle journée est sur le point de commencer.
Les salles de bains partagées, ça fait nettement baisser le prix des chambres. Mais quand la voisine décide de s'y tirer les cheveux pendant 20 minutes ça fatigue un peu.
Nous sortons enfin de notre tanière pour nous promener en ville, trouver quelque chose à manger et nous mettre à la quête de chaussures de marche pour André qui termine de décoller la semelle de ses Merrell.
La journée se déroule aussi tranquillement que l'intense chaleur, qui est tombée sur ce coin de pays qui n'y est pas habitué, puisse le permettre.
Le Mirador Canela offre un point de vue exceptionnel sur le lac et le volcan qui le surplombe majestueusement. La fumée qui s'échappe du cône parfait descend le long de ses flancs vers la plaine, J'imagine que rien de toxique n'arrive jusqu'à nous…
De retour en ville, nous nous offrons une glace que je recouvre de baies de maqui. Un petit fruit réputé pour ses propriétés antioxydantes. Chaque année révèle un nouveau fruit miracle. L'an dernier, c'était le pitaya (fruit du dragon) qui avait la côte, j'ai hâte à 2018 !
Par contre, le maqui, c'est ben bon, mais ça donne des chicots tout bleus et ça laisse plein de petites graines indélogeables entre les dents. Bonne nouvelle, rien ne se passe au niveau du système digestif, il faut souvent s'attendre à de drôles de surprise avec ce genre de super aliment.
L'après-midi, nous ferons comme tous les touristes et allons à la plage. Location de deux chaises pour éviter de se rouler dans le sable noir et surtout d'un parasol qui nous évitera de nous transformer en saucisse pour completos.
L'eau du lac est fraîche et bienfaitrice. En quelques mètres de marche, nous échappons aux eaux boueuses brassées par des enfants surexcités. Le sable sous les pieds se transforme en limon puis enfin, loin de toute cette agitation, l'eau devient bleue, et encore plus fraîche.
Tout là-bas, le volcan continue de fumer. J'imagine que c'est un bon signe et que le contraire serait inquiétant. De toute façon, comme nous avait expliqué notre gentille Ivana à Santiago, le Chili est le pays de toutes les catastrophes. Éruptions volcaniques, tremblements de terre, tsunamis, dictature, sécheresse et incendies sont quelques-uns des fléaux auxquels les habitants sont habitués. En cas de n'importe lequel de ces cataclysmes, il suffit de faire comme les Chiliens. S'ils se mettent à courir en panique, c'est que la situation est grave, il faut alors tout faire pour courir plus vite qu'eux.
Là, les gens se baignent et profitent de la vie. Nous allons faire exactement comme eux, en consommant tout simplement un peu moins de sucre.
Le soir, toute la promenade le long du lac est occupée par des bateleurs, groupe de musique, tatoueurs à la peinture, artisans tricoteurs, vendeurs de churros et autres gonfleurs de ballons. La piste cyclable est sans cesse parcourue par des voiturettes à pédales conduites par des enfants ou des adultes qui filent comme le vent.
La fiesta durera une bonne partie de la nuit, demain sera un jour identique de vacances et de plaisir au bord du lac Villarrica.
.
Les salles de bains partagées, ça fait nettement baisser le prix des chambres. Mais quand la voisine décide de s'y tirer les cheveux pendant 20 minutes ça fatigue un peu.
Nous sortons enfin de notre tanière pour nous promener en ville, trouver quelque chose à manger et nous mettre à la quête de chaussures de marche pour André qui termine de décoller la semelle de ses Merrell.
La journée se déroule aussi tranquillement que l'intense chaleur, qui est tombée sur ce coin de pays qui n'y est pas habitué, puisse le permettre.
Le Mirador Canela offre un point de vue exceptionnel sur le lac et le volcan qui le surplombe majestueusement. La fumée qui s'échappe du cône parfait descend le long de ses flancs vers la plaine, J'imagine que rien de toxique n'arrive jusqu'à nous…
De retour en ville, nous nous offrons une glace que je recouvre de baies de maqui. Un petit fruit réputé pour ses propriétés antioxydantes. Chaque année révèle un nouveau fruit miracle. L'an dernier, c'était le pitaya (fruit du dragon) qui avait la côte, j'ai hâte à 2018 !
Par contre, le maqui, c'est ben bon, mais ça donne des chicots tout bleus et ça laisse plein de petites graines indélogeables entre les dents. Bonne nouvelle, rien ne se passe au niveau du système digestif, il faut souvent s'attendre à de drôles de surprise avec ce genre de super aliment.
L'après-midi, nous ferons comme tous les touristes et allons à la plage. Location de deux chaises pour éviter de se rouler dans le sable noir et surtout d'un parasol qui nous évitera de nous transformer en saucisse pour completos.
L'eau du lac est fraîche et bienfaitrice. En quelques mètres de marche, nous échappons aux eaux boueuses brassées par des enfants surexcités. Le sable sous les pieds se transforme en limon puis enfin, loin de toute cette agitation, l'eau devient bleue, et encore plus fraîche.
Tout là-bas, le volcan continue de fumer. J'imagine que c'est un bon signe et que le contraire serait inquiétant. De toute façon, comme nous avait expliqué notre gentille Ivana à Santiago, le Chili est le pays de toutes les catastrophes. Éruptions volcaniques, tremblements de terre, tsunamis, dictature, sécheresse et incendies sont quelques-uns des fléaux auxquels les habitants sont habitués. En cas de n'importe lequel de ces cataclysmes, il suffit de faire comme les Chiliens. S'ils se mettent à courir en panique, c'est que la situation est grave, il faut alors tout faire pour courir plus vite qu'eux.
Là, les gens se baignent et profitent de la vie. Nous allons faire exactement comme eux, en consommant tout simplement un peu moins de sucre.
La fiesta durera une bonne partie de la nuit, demain sera un jour identique de vacances et de plaisir au bord du lac Villarrica.
.
Mardi 24 janvier – Villarrica
La fenêtre de la chambre donne sur un cours d'eau qui vient tranquillement remplir le lac Villarica. Le doux bruit du ruissellement est un peu gâché par le TUTUUUUUUUUT de la locomotive ''promène-touristes'' qui passe sur la route juste en bas.
Jusqu’à minuit et quart, heure à laquelle j'ai dû tomber dans le coma, le ding gueling de la clochette et le TUTUUUUUUUUT de la corne de brume sont venus me hanter.
Mes rêves étaient emplis de hordes de Cheyenne fondant sur un train et l'annihilant.
Le ciel est nuageux, et nous avons perdus plus de 26º depuis hier. Nous ferons plusieurs fois le tour de la toute petite ville, où rien ne semble vouloir bouger avant au moins 10 heures et demi.
Près du centre-ville, plusieurs kiosques tiennent lieu de marché artisanal mapuche.
Les Mapuche, littéralement « Peuple de la terre » en mapudungun, sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine, connues également sous le nom d'Araucans. (source Wikipédia).
Nous sommes donc en Araucanie. En apercevant la grande pancarte annonçant fièrement cette nouvelle, j'ai eu l'impression de franchir la frontière d'un des royaumes de Westeros.
Autant être honnête, à part quelques tissages et une ou deux breloques, nous n'y avons rien trouvé de très intéressant. En tout cas pour nos goûts…
Des statuettes grossièrement taillées, une magnifique sacoche en peau de mamelle de vache, des objets en bois, des tableaux pyrogravés avec un cheval et un berger allemand (je te jure !), des horloges en bois signées Villarrica, de très beaux bols (compliqué à voyager) et bien des herbes médicinales pour soigner tous les maux de la terre.
M'a vous acheter quelques kilos de racines et de feuilles pour nous débarrasser de la Mèche de la Maison Blanche !
Je profite de ce désœuvrement pour m'avancer dans mes histoires à dormir debout, à organiser plus ou moins la suite du voyage et à réserver nos prochaines nuits et nos activités.
Dans l'après-midi, le soleil perce la couche de nuages et nous dévoile partiellement le sommet du magnifique volcan Villarrica. Tranquillement, la plage se rempli de monde et les eaux du lac attire les baigneurs.
Le soir, tout ce qui existe de clowns, jongleurs, musiciens, voitures à pédales, marchands de churros ou de mote, pop-corn, barbe à papa et autres boissons hyper caloriques se retrouvent sur la croisette.
Les enfants font des surdoses de sucre avec la bénédiction de leurs parents. Quelque soit leur âge, ils ont toujours une bouteille de Coke, Fanta, Sprite ou autre bombe calorique à la main. Il m'est avis que l'espérance de vie de la prochaine génération sera moindre que celle de leurs parents.
Une parridilla (barbecue) au chic restaurant Brazas, sera notre souper, arrosée d'un excellent vin rouge. Mais encore une fois, les quantités de nourriture sont hallucinantes.
Un chorizo, un quart de poulet, un steak, un travers de porc, avec salade composée, frites et patates. Par personne !
Le sommeil va être lourd.
.
Jusqu’à minuit et quart, heure à laquelle j'ai dû tomber dans le coma, le ding gueling de la clochette et le TUTUUUUUUUUT de la corne de brume sont venus me hanter.
Mes rêves étaient emplis de hordes de Cheyenne fondant sur un train et l'annihilant.
Le ciel est nuageux, et nous avons perdus plus de 26º depuis hier. Nous ferons plusieurs fois le tour de la toute petite ville, où rien ne semble vouloir bouger avant au moins 10 heures et demi.
Près du centre-ville, plusieurs kiosques tiennent lieu de marché artisanal mapuche.
Les Mapuche, littéralement « Peuple de la terre » en mapudungun, sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine, connues également sous le nom d'Araucans. (source Wikipédia).
Nous sommes donc en Araucanie. En apercevant la grande pancarte annonçant fièrement cette nouvelle, j'ai eu l'impression de franchir la frontière d'un des royaumes de Westeros.
Autant être honnête, à part quelques tissages et une ou deux breloques, nous n'y avons rien trouvé de très intéressant. En tout cas pour nos goûts…
Des statuettes grossièrement taillées, une magnifique sacoche en peau de mamelle de vache, des objets en bois, des tableaux pyrogravés avec un cheval et un berger allemand (je te jure !), des horloges en bois signées Villarrica, de très beaux bols (compliqué à voyager) et bien des herbes médicinales pour soigner tous les maux de la terre.
M'a vous acheter quelques kilos de racines et de feuilles pour nous débarrasser de la Mèche de la Maison Blanche !
Je profite de ce désœuvrement pour m'avancer dans mes histoires à dormir debout, à organiser plus ou moins la suite du voyage et à réserver nos prochaines nuits et nos activités.
Dans l'après-midi, le soleil perce la couche de nuages et nous dévoile partiellement le sommet du magnifique volcan Villarrica. Tranquillement, la plage se rempli de monde et les eaux du lac attire les baigneurs.
Le soir, tout ce qui existe de clowns, jongleurs, musiciens, voitures à pédales, marchands de churros ou de mote, pop-corn, barbe à papa et autres boissons hyper caloriques se retrouvent sur la croisette.
Les enfants font des surdoses de sucre avec la bénédiction de leurs parents. Quelque soit leur âge, ils ont toujours une bouteille de Coke, Fanta, Sprite ou autre bombe calorique à la main. Il m'est avis que l'espérance de vie de la prochaine génération sera moindre que celle de leurs parents.
Une parridilla (barbecue) au chic restaurant Brazas, sera notre souper, arrosée d'un excellent vin rouge. Mais encore une fois, les quantités de nourriture sont hallucinantes.
Un chorizo, un quart de poulet, un steak, un travers de porc, avec salade composée, frites et patates. Par personne !
Le sommeil va être lourd.
.
Lundi 23 janvier – Du refuge du Tricahue à Villarrica
Depuis hier, nos plans ont encore changé. Finalement, ce pays est tellement immense et a tant de choses à offrir que notre projet de remonter via l' Argentine se réduit comme peau de chagrin.
Point de chagrin cependant puisque nous aurions le sentiment de courir après les étapes, de rater l’essentiel du voyage qui est de profiter. Nous ne voulons pas cocher des cases dans un carnet de ''choses à faire avant de mourir'', le temps qui semble long file à une vitesse incroyable.
Alors, pour l’instant, l’île de Chiloé est la dernière étape sur un calendrier qui change tous les jours.
La tête dans les étoiles, c’est complètement magique. Sauf qu’après les étoiles il y a l’aube… Alors nous nous levons très tôt.
Un dernier déjeuner à l’ancienne avec toasts grillées sur le gaz, nous finissons de boucler nos sacs, un petit mot à notre pêcheur et nous descendons sur le bord de la route pour y attendre le bus.
Comme prévu, à 9h30 son panache de poussière l’annonce au loin, le chauffeur vient nous ouvrir la soute pour y déposer nos gros sacs à dos et c’est parti pour Talca.
En route, nous ramasserons dames allant au marché, étudiants vers les universités, familles en visite et autres représentants voyageurs. Le bus est plein à craquer lorsque nous arriverons à Talca après 1 heure 45 de trajet.
Nous laissons nos sacs à la consigne de Turbus et nous rendons rapidement en ville. Avec près de deux heures devant nous, nous avons le temps de retirer de l’argent (merci ING/Tangerine pour les retraits sans frais chez Scotia), manger un bon sandwich, se gâter avec un expresso et se gourmander avec un sorbet citron vert, menthe et gingembre, tout en prenant et donnant des nouvelles.
Un collectivo nous ramène au terminal où nous récupérons nos sacs et nous mettons en attente sur le quai.
Au loin, un gigantesque panache de fumée envahit le ciel, on entend les sirènes des camions de pompiers. Avec ce vent puissant et cette chaleur, pas étonnant que ça brûle. Nous sommes loin d’imaginer l’importance de la catastrophe qui se joue depuis notre passage à Santa Cruz.
Dimitri, au refuge, nous avait dit que c’était l’été le plus chaud depuis au moins 10 ans et que des feux avaient éclaté dans le centre du pays.
Dans le couloir, une télévision passe en boucle des informations en direct où un journaliste se frotte aux flammes, demande aux sinistrés comment ils se sentent et dérange les pompiers en plein boulot. De la belle info sensationnaliste comme le peuple l’aime, du TVA en espagnol !
Le bus arrive enfin, avec 20 minutes de retard. À bien y regarder, celui-ci part pour Vina del Mar, patience. Un autre arrive qui s’en va à Santiago… Je vais voir la demoiselle au comptoir pour savoir si je suis au bon endroit. Elle me lâche tout un tas de mots dans lesquels je reconnais muy lento, trafico et si, es aqui. Mine de rien, ça me rassure, le bus est juste en retard.
En retard d’une heure !
Finalement, nous arriverons à Villarrica à 22 heures 30 et marcherons jusqu’à notre dodo. Carlos, ancien champion de boxe olympique, nous ouvre la porte de sa pension Omi Kika, et nous présente la chambre où nous pouvons enfin poser nos sacs après 13 heures de voyage.
Épuisés et affamés, nous ne bougerons plus de ce cocon où nous apprenons que plus de 130 000 hectares sont partis en fumée.
.
Point de chagrin cependant puisque nous aurions le sentiment de courir après les étapes, de rater l’essentiel du voyage qui est de profiter. Nous ne voulons pas cocher des cases dans un carnet de ''choses à faire avant de mourir'', le temps qui semble long file à une vitesse incroyable.
Alors, pour l’instant, l’île de Chiloé est la dernière étape sur un calendrier qui change tous les jours.
La tête dans les étoiles, c’est complètement magique. Sauf qu’après les étoiles il y a l’aube… Alors nous nous levons très tôt.
Un dernier déjeuner à l’ancienne avec toasts grillées sur le gaz, nous finissons de boucler nos sacs, un petit mot à notre pêcheur et nous descendons sur le bord de la route pour y attendre le bus.
Comme prévu, à 9h30 son panache de poussière l’annonce au loin, le chauffeur vient nous ouvrir la soute pour y déposer nos gros sacs à dos et c’est parti pour Talca.
En route, nous ramasserons dames allant au marché, étudiants vers les universités, familles en visite et autres représentants voyageurs. Le bus est plein à craquer lorsque nous arriverons à Talca après 1 heure 45 de trajet.
Nous laissons nos sacs à la consigne de Turbus et nous rendons rapidement en ville. Avec près de deux heures devant nous, nous avons le temps de retirer de l’argent (merci ING/Tangerine pour les retraits sans frais chez Scotia), manger un bon sandwich, se gâter avec un expresso et se gourmander avec un sorbet citron vert, menthe et gingembre, tout en prenant et donnant des nouvelles.
Un collectivo nous ramène au terminal où nous récupérons nos sacs et nous mettons en attente sur le quai.
Au loin, un gigantesque panache de fumée envahit le ciel, on entend les sirènes des camions de pompiers. Avec ce vent puissant et cette chaleur, pas étonnant que ça brûle. Nous sommes loin d’imaginer l’importance de la catastrophe qui se joue depuis notre passage à Santa Cruz.
Dimitri, au refuge, nous avait dit que c’était l’été le plus chaud depuis au moins 10 ans et que des feux avaient éclaté dans le centre du pays.
Dans le couloir, une télévision passe en boucle des informations en direct où un journaliste se frotte aux flammes, demande aux sinistrés comment ils se sentent et dérange les pompiers en plein boulot. De la belle info sensationnaliste comme le peuple l’aime, du TVA en espagnol !
Le bus arrive enfin, avec 20 minutes de retard. À bien y regarder, celui-ci part pour Vina del Mar, patience. Un autre arrive qui s’en va à Santiago… Je vais voir la demoiselle au comptoir pour savoir si je suis au bon endroit. Elle me lâche tout un tas de mots dans lesquels je reconnais muy lento, trafico et si, es aqui. Mine de rien, ça me rassure, le bus est juste en retard.
En retard d’une heure !
Finalement, nous arriverons à Villarrica à 22 heures 30 et marcherons jusqu’à notre dodo. Carlos, ancien champion de boxe olympique, nous ouvre la porte de sa pension Omi Kika, et nous présente la chambre où nous pouvons enfin poser nos sacs après 13 heures de voyage.
Épuisés et affamés, nous ne bougerons plus de ce cocon où nous apprenons que plus de 130 000 hectares sont partis en fumée.
![]() |
| La folie s'est emparée de la gare routière de Talca ! |
Inscription à :
Articles (Atom)














