Affichage des articles dont le libellé est Asie 2016. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Asie 2016. Afficher tous les articles

Asie 2016 - Les photos

Je ne pouvais clore ce voyage sans ajouter quelques photos.

En cliquant sur la p'tite face drôle au bas de l'article, vous accéderez directement aux 175 photos (on se moque pas de notre clientèle !) de l'album de ce merveilleux voyage.

Aucune légende, à vous de retrouver l'article dont elles sont issues.

Bonne chasse et bon visionnage.
On se revoit très très bientôt, de l'autre coté de l'équateur !



.
.
.

11 au 18 mars 2016 – Dernière semaine à Bangkok et retour en hiver

Une semaine dans l'une des capitales les plus grouillantes du monde. Inutile de dire qu’il y a des milliers de choses à voir, à faire, à manger et à boire.

La journée du 11 mars commence avec une crise de fou rire lorsque je découvre que les gougounes enfin nettoyées d’André sont des copies ! 
Retour en arrière… 
En descendant du temple Shwe-San-Dew à Bagan, d’où nous avions admiré un magnifique coucher de soleil le 4 février, dans la foultitude de centaines de gougounes déposées en bas des immenses escaliers, il avait enfilé celles pensant être les siennes. 
Arrivé à la chambre et après un décrassage de poussière, il se rend compte qu’elles sont neuves et se trouve très chanceux de cet heureux hasard. Il aura fallu plus d’un mois avant de se rendre compte que ses nouveaux escarpins ne sont rien d'autre que des Abercronnbie&Fiche. Ce sont par contre d’excellentes copies !

Nous fêterons cette découverte par la visite d’un des nombreux temples de la surconsommation bangkokienne, le tout nouveau (en mars 2016) EmQuartier.
Dans le rayon boucherie de l’épicerie de ce super centre commercial de luxe, on trouve du bœuf Wagyu à 240$ les 100 grammes. Juste de l’autre côté du mur, des gens tentent de gagner quelques cennes pour acheter une soupe. C’est démoralisant.

Mais pour retrouver le moral, quoi de mieux qu’un de ces petits gâteaux au fromage japonais ? Au très couru stand Bake, les boites s’arrachent. Ce n’est pas très bon marché, mais tellement bon ! Je dois même admettre que notre fameux käskuechen, aussi réussi soit-il n’arrive pas à la cheville de cette petite tarte démoniaque.

Tout ici n’est que luxe et gros portes-monnaie. Salons de thé capitonnés, Harrods et ses glaces trop chères, les grandes enseignes de prêts-à-porter, voitures de prestige et autres magasins aux babioles aussi inutiles que hors de prix.
Donnez-moi une puff de CO2 et des vapeurs de bouillon aux nouilles !


Samedi 12 mars, nous parcourrons toutes les allées du très célèbre marché de Jatujak. Il y a des merveilles, mais nous ne sommes pas vraiment venus acheter. Quoique si l’occasion se présente, nous nous ferons une joie de l’honorer.
Il y a un choix incroyable de stands de nourriture. On trouve de tout ici, de la cuisine de toutes les régions du pays et bien sûr, quelques produits importés.

Crevettes tigres frétillantes dans la grille du barbecue, chips découpés sur une seule patate, brochettes de bœuf et saucisses du nord, nous aimerions tout essayer. 


Nous errerons dans les immenses Siam Discovery, Siam Center, Siam Paragon, où toutes les boutiques sont identiques les unes des autres. Je ne trouve rien de terrible dans les allées bordéliques du MBK, cette année la mode des jeans est très moyenne.


Nous irons faire honneur aux grillades de notre arabe préféré, le restaurant Nefertiti dans le quartier Little Arabia de Sukhumwit. Toujours aussi odieux avec son personnel, le patron donne de la voix et aboie sur son staff. Mais il a du bon monde en cuisine et on y mange très bien.


Nous faisons exprès de rester dans le métro juste pour rire de l’annonce de l’arrivée à la station Nana. 
Next station Nanaaaaaaa. Ben nous, ça nous fait rire...
Finalement, le dernier plaisir de ce séjour sera une barquette de riz gluant et mangue (Kao niao, mamuang) que nous dégusterons dans la rue.


Tous ces fruits mûrs et pleins de jus nous serons bientôt étrangers. Difficile d’imaginer prendre du plaisir à manger un ananas, une carambole ou une mangue qui a passé quelques semaines à fond de cale, dans un conteneur réfrigéré et plein de gaz de conservation.

18 mars
Ce soir, nous prenons l’avion en direction de Montréal, avec une escale de quelques heures à Doha au Qatar.
Je règle le séjour à l’hôtel et juste au moment de monter dans le taxi, la jeune fille de la réception m’intercepte dans la rue pour me dire que je n’ai pas assez payé.
S’ensuit une explication de trottoir à laquelle je ne comprend rien, et je commence à perdre patience. 
Tout ce qui se passe en ce moment est complètement dingue. Ni l’un, ni l’autre ne comprenons pourquoi l’autre est si peu brillant pour qu’il ne puisse comprendre l’explication pourtant si évidente.
Bon, je suis énervé… Nous repartons à l’hôtel. Je laisse André et nos bagages dans le taxi et suit la demoiselle jusqu'au comptoir.
Il faut qu’elle me fasse un dessin pour qu’enfin, je finisse par admettre que j’ai oublié de régler une nuit. Bon, en même temps c’est pas moi qui ai fait l’erreur sur la facture finale.
Je me confonds en excuses les plus sincères, me sens mal de l’avoir un peu malmenée, et repars penaud en trottinant vers le taxi qui n’a pas encore démarré son compteur.

Il ne nous faudra pas longtemps pour arriver à l’immense aéroport et serons dans les premiers à nous enregistrer. 

Le voyage de retour se fera sans problème, les services de Qatar Airways sont parfaits et il y a tellement de place dans l’Airbus A380 que nous y serions bien restés plus longtemps.

L’aéroport de Doha n’a pas changé depuis janvier. Il y a toujours une Ferrari à gagner et des cafés hors de prix. Nous trouvons des fauteuils dans un endroit calme pour nous poser avant notre dernier vol.

Nous survolerons un paysage trop enneigé, signe que nous sommes en approche de la maison. Cette année, il n’y eut point d’hiver rigoureux. Il commencera exactement au moment où les énormes roues du train d’atterrissage se poseront sur le tarmac. 

....................

73 jours de voyage et des souvenirs pleins la tête et le cœur. 

De la chaleur insupportable de Koh Lanta aux contreforts brumeux du Doi Intanon ; des plages paradisiaques de Koh Kood aux rivières polluées de Hsipaw ; des eaux calmes du lac Inle aux allées odorantes des marchés. 

Temples bouddhistes, moines rasés, salive de bétel, laques odorants, marchés de nuit, sourires d'enfants, cours de cuisine, bruits et odeurs des villes, fumée de cheerots.
Kayak dans la mangrove, vélo dans la poussière, mobylette, avion à hélices, montgolfière, moto, tuk-tuk, bateau, scooter, bus, train, charrette...

Têtes de porcs, pattes de poulet, crapauds bouillis, rat au barbecue, salades d’avocat, nouilles shan, som tam, caramel de canne à sucre, crêpes au bonbon, bananes rouges, poudre de curcuma, piments forts, levers et couchers de soleil...


.

Lundi 7 mars – De Koh Chang à Jomtien

Allez, il est temps de clore ces séjours insulaires et regagner la terre ferme.
Il y a deux jours, nous avons réservé nos billets de bateau et bus pour Jomtien où nous passerons 3 jours avant de regagner Bangkok.
Il y a pléthore de petites agences de voyage, toutes prêtes à organiser des tas d'excursions ou activités. 
Le choix est tellement vaste que le hasard prend le dessus. Et la tête sympathique du gars de l'agence où nous nous sommes arrêtés.

Nous profitons une dernière fois de notre belle chambre et de sa douche extérieure, allons régler nos nuits supplémentaires au jeune homme qui déteste les petits matins, et nous mettons en attente devant l’hôtel avec nos sacs.
À l'heure presque prévue, le pick-up vient nous ramasser et remonte vers le nord et le quai des ferrys.

Mais nous savone pas l'écrire
Il s'arrête dans quelques hôtels et pensions, quartiers baba-cool, hôtels plus classes. Par contre, la clientèle ne l'est pas vraiment.
Ces Russes ne sont pas du tout prêts. Enfin, ils arrivent, récupèrent les sièges qui restent, oublient leurs papiers dans leur chambre. 

Tiens, il nous manque la grosse Mamouchka. Elle est peinarde, assise devant son omelette avec sa clope au bout de la fourchette, les jambes croisées sous sa nuisette en dentelle. 
Même le chauffeur commence à perdre patience, et ça, c'est mauvais signe…

Enfin tout le monde a trouvé sa place, nos voisins slaves se font mitrailler par les regards assassins des autres passagers. La blague aura tout de même duré plus de 30 minutes, et il fait chaud sous ce toit de tôle.

En quelques minutes, nous sommes dans la file d'attente devant le ponton d'embarquement. Bien sûr, nous avons raté deux transferts, mais le va-et-vient de la noria des traversiers est régulier et soutenu.
Le mini-bus dans lequel nous avons embarqué est maintenant arrimé sur le pont, et nous sommes invités à profiter des activités de la croisière.

Gagnant le pont supérieur, nous trouvons multitude de bancs et tables pour nous installer. Mais nous préférons pour l’instant admirer les sommets ennuagés de Koh Chang s’éloigner doucement.

D’activités, il n’y aura point, de toute façon, la traversée est assez rapide, pas le temps de profiter des piscines ou de la salle de spectacle.
Nous remontons à bord du mini-bus et continuons jusqu’à Jomtien en semant quelques touristes au passage.

Du terminal des bus, il nous reste quelques centaines de mètres à parcourir avant d’arriver à l’accueil de l’hôtel réservé en ligne. Quelques clins d’œil, un peu de charme et hop, nous sommes relogés dans une suite Deluxe au bord de la piscine. 

Nous resterons quelques jours au bord de la mer, profiterons de quelques poissons grillés et de myriades de touristes russes en goguette avant de regagner la Capitale.

.

Dimanche 6 mars – À l'eau, à l'eau !

100 mètres de long, 15 de large pour un peu plus de 1650 tonnes, le bateau de débarquement américain USS LST-898 a été construit en 1944. 
Ce n'est qu'en 1955 que l'anonyme navire est baptisé USS Lincoln County. 
Il participe à quelques missions du côté de la guerre de Corée avant d'être désarmé en 1961, puis cédé à la Marine thaïlandaise l'année suivante.
Il change une dernière fois de nom pour devenir le HTMS Chang, et reste actif jusqu'en 2006. 
Après 62 ans de bons et loyaux services, le bateau est entièrement nettoyé de ses peintures, carburant, et autres matières nuisibles puis la coque percée de quelques trous judicieusement disposés.
Il est sabordé le 22 novembre 2012 au sud-ouest de Ko Chang pour devenir l’attraction sous-marine principale du Golfe de Thaïlande.

Bon, ben c'est là que je vais plonger aujourd'hui. 

L'ambiance à bord du bateau de BB Divers est sympa, l'organisation rodée et tout se passe parfaitement bien. 
Nous nous faisons la main sur deux sites relativement tranquilles. 
Petits jardins de coraux, quelques poissons et tortues, les lieux sont quand même un peu désolés et par endroit, les coraux sont tous morts. Pas de quoi fouetter un poisson-chat.

Après un délicieux repas bien épicé, nous attaquons la pièce maîtresse de la journée. 
Notre bateau est au mouillage sur la bouée de l'épave. Nous nous mettons à l'eau, le courant est soutenu, mais en nous halant le long de l'amarre, nous arrivons facilement au cordage accroché au mat de l'épave.

À trois mètres sous la surface, le fanal du nid de pie nous accueille, puis nous descendons le long du mat.
En longeant le pont tribord vers l'avant, nous descendons un peu sur la proue en frôlant les 30 mètres avant de revenir visiter la plage arrière. 
Les plongeurs de notre palanquée sont arrivés à la limite de sécurité de leur air en canne. Seule ma binôme et moi avons encore de quoi tenir de précieuses minutes pour terminer la visite. Le chef de palanquée me donne son blanc-seing pour poursuivre la plongée. 
Je ne me fais pas prier pour visiter l'intérieur de la passerelle et me perdre dans des rêveries de marin.

Il est temps pour nous aussi de remonter vers la surface. 
Nous gravissons les échelons du mat, résistons au courant et observons la vie marine qui a pris possession de cet opportun récif surnaturel. Ah, qu'il est bon de se replonger dans l'essentiel !
...
Je retrouve mon binôme terrestre confortablement installé au bord de la piscine. 
Ce soir, nous ne nous éloignerons pas de notre camp de base. Il y a de très bons petits restaurants dans ce petit coin tranquille de l'île.






.

Vendredi 4 mars – Avoir 40 ans à Koh Chang

Joyeux anniversaire ma coquerelle !
Après avoir traîné un peu sur Internet qui fonctionne enfin, nous prenons la route vers le nord de l'île. Hélas, le ciel se couvre et l'orage menace. 
Nous faisons demi-tour pour récupérer nos superbes manteaux de pluie qui nous avaient valu tant de regards amusés et fiers au terme de notre périple nordique.

Il commence tranquillement à pleuvoir, mais jusque-là tout va bien.
Ça ne dure pas, les gouttes deviennent rapidement de petits missiles qui s'abattent sur nous. Il pleut à verse, c'est un vrai déluge. 
La route se transforme en fleuve, la montagne déverse son trop-plein de liquide, c'est hallucinant. Mais je ne veux pas m'arrêter, ça a l'air encore plus dangereux.

Des voitures sont bloquées au bas des côtes, la route est devenue une patinoire recouverte d'eau et de limon. Impossible pour ces gros pick-up de grimper, les roues patinent et tournent dans le vide.
De mon côté, je garde une vitesse raisonnable pour dépasser tout le monde et surtout ne pas me vautrer comme un hippopotame saoul. 
Les deux pieds tremblotant d'incertitude, je garde le cap, mais sous mon casque, je n'en mène vraiment pas large.

Heureusement, la route redevient raisonnable le long des plages, le ciel s’éclaircit et le soleil commence à sécher le bitume, qui par endroit s'est transformé en lac fangeux.

Nous trouvons une boulangerie dont les tablettes débordent de très appétissantes viennoiseries. On ne sait laquelle choisir, alors on va en prendre plus que de raison.
Le service est particulièrement désagréable, le serveur se prend pour la reine de l'île et nous toise du haut de son mètre 40. Alors nous entrons dans son jeu, on va bien voir qui est la plus bitch du pays mon cher !

Ayant gagné cette manche, nous prenons la poudre d'escampette non sans avoir lancé un dernier regard hautain dans sa direction. Le soleil est revenu pour transformer le paysage en sauna au grand air. Inutile de préciser que le facteur humidité est à son apogée. 



Nous reprenons la route enfin sèche vers le sud et le ponton de Bang Bao. Juste à coté une petite plage nous permet de nous détendre un peu avant de remonter sur notre selle en direction du nord. 
Aucune route ne fait le tour complet de l'île. Tout au sud, elle s’arrête net au cœur de la brousse, et reprend quelques kilomètres plus loin au sortir d'une forêt inextricablement dense.

Passé les plages et hôtels classes, bars et discothèques, restos branchés et clientèle huppée, nous arrivons dans les bras grands ouverts d'un officier de police au regard perçant et sans empathie


Ici, le panneau indiquant l'obligation de porter un casque est scrupuleusement officiel et son absence est sanctionnée par des contrôles policiers aléatoires. Ce sont donc les aléas de la vie qui nous jettent tout droit dans l'impressionnant barrage dont il est illusoire de tenter d'éviter. Je sais, j'ai essayé...
Les cheveux au vent, les casques accrochés au guidon, nous nous acquittons de notre dette et obtenons en échange un reçu dûment tamponné des armes du royaume.
Tout le monde se fait arrêter, locaux et touristes, et si la contravention n'est pas excessive, nous porterons désormais nos casques, même si, après des années d'utilisation et des centaines de têtes de tailles différentes, ils ne sont qu'un leurre en cas d'accident.

J'ai choisi un restaurant réputé pour ses poissons et autres produits de la mer. Il est situé peu après l'embarcadère des ferrys et est fortement recommandé par plusieurs voyageurs.
C'est aussi une pisciculture, ici le poisson ne peut être que frais et parfaitement cuit. 
J'ai très hâte de savourer mon ''j'ai pas compris son nom'' grillé, et André ses frétillantes crevettes.
Installés sur la jetée, nous profitons de la vue et de la chaleur torride qui nous enveloppe. La charmante dame des lieux nous apporte nos plats. Surpriiiiiise !
Mon poisson frit dont le ventre regorge d'ail est trop cuit, les crevettes sortent du congélateur, mais le sourire et la gentillesse de la dame, ainsi que ses bières bien fraîches, nous font oublier ce léger désagrément. De toute façon qu'allons-nous y faire si ce n'est en rire. 
En dessous de notre table, les poissons vivants se régaleront des restants de leur congénère, l'eau bouillonne sous le quai, il était donc là notre menu.

Le repas du soir ne sera pas plus exceptionnel, même si le cadre de ce bel hôtel est romantique. 


.

Jeudi 3 mars – de Koh Kood à Koh Chang

Bon, enfin un peu d'action !
Hier, nous avons réservé nos places sur le speed boat vers Koh Chang. Alors à 8h30, nous sommes assis sur ce petit ponton du khlong Chao, il fait déjà trop chaud et tout va aussi lentement qu'on peut le supposer.

Enfin, un peu avant 9 heures, le bateau accoste. Nos sacs sont rapidement embarqués, suivis par les quelques passagers de ce petit matin.

Les deux énormes moteurs hors-bords ronronnent dans le petit canal. Nous passons devant un ou deux hôtels très chics, avant de franchir la passe pour gagner la haute mer.
En fait de haute mer, nous faisons quelques haltes le long de la côte, pour ramasser d'autres passagers avant de filer vers le nord.


Les moteurs ont cessés de ronronner et se sont transformés en étalons fougueux. La mer est calme, le pilote met la gomme, nous filons comme le vent.

Nous passons entre Koh Mak et Koh Rang, faisons une rapide halte à Koh Wai pour échanger quelques passagers.
Les hauts contreforts de Koh Chang, la deuxième plus grande île du royaume, s'étirent sur un horizon nuageux. 
Le bateau accoste le quai de Bang Bao tout au sud de l'île. 
Ce quai est tout entier construit de restaurants, boutiques et succursales de clubs de plongée.
Les bagages récupérés, nous montons dans le pick-up qui va desservir les hôtels réservés par les passagers.

Nous arrivons rapidement à Elephant bay, qui est loin de l'agitation des plages des fêtards ou de celles des routards babacoolesques, un peu trop proches de notre Mère la Terre.

Il y a tellement de choix offerts sur Internet que nous nous sommes virtuellement perdus.
Le hasard, une rencontre australienne, le prix de la chambre et la seule condition exigée par André : plus de plages, je veux une piscine ! nous ont fait choisir ce petit hôtel. Je crois que les mouches de sable ont eu raison de notre appétit de sable fin…

L'Elephant Bay Resort est joliment entouré de bungalows aux couleurs toutes différentes. C'est vraiment charmant et bien aménagé. Les chambres sont propres, le lit confortable et la piscine à la hauteur de nos attentes.

Nous louons une mob à la voisine qui est aussi la matrone gérante de la laverie locale. 
Ses machines à laver vident leurs eaux bleues et savonneuses directement sur le sentier, une drôle de rivière serpente entre les hautes herbes qui ont déjà connu un arrosage plus naturel.

La route vers le nord est très sinueuse, elle grimpe et descend abruptement à travers d’immenses forêts impénétrables. Il faut se montrer prudent, nous sommes loin des balades îliennes le nez en l'air les cheveux aux vents…

Ici, il y a des voitures, du monde et beaucoup de virages avec des grosses falaises et des arbres démesurés de chaque côté de la route. 

Un resto plein de poulets grillés nous attire de ses fumets délectables. Sur les braises rougeoyantes des monceaux de volailles finissent de roussir. 
Tout ici invite à une pause repas bien méritée, les gallinacées sont grillées à point, la sauce arrache juste ce qu'il faut, et le service est agréable.

Tours et détours sur la route de la côte ouest, plages et piscine. 

Une journée classique à Koh Chang.



.


Mercredi 2 mars – Koh Kood

Dernière journée à Koh Kood. Il nous reste tant à faire. 
Enfin, rien de plus qu'hier ou un autre jour, si ce n'est des balades à scooter, le tour de quelques plages, une visite au deuxième petit village de l'île, un détour dans les cultures d'hévéas et l'odeur du latex en train de sécher dans des remises étouffantes.

Pour être honnête, nous sommes un peu lassés des plages, du sable et surtout de ces infernales bestioles qui se repaissent de nos anatomies.

Après quelques recherches, nous avons dégoté un petit hôtel à Koh Chang, notre destination du lendemain. Pas de plage, mais une piscine !

Pour résumer ce séjour îlien, je ne peux que recommander un séjour à Koh Kood. L'ambiance est tranquille, on est très loin de Phi Phi, Phuket, Samui ou Koh Phangan. Pas de hurlement à la pleine lune, pas de fiesta interminables sur la plage, pas de hordes de scooters avinés, seulement du repos et des dizaines de kilomètres de plages sublimes.

En dehors des sandflies, que l'on retrouve d'ailleurs presque partout, il y a beaucoup d'endroits très sympathiques. Cependant, il est évident que le tourisme de luxe est en train d'envahir cette petite île et que le voyageur sac-à-dos devra se contenter de cabanes brinquebalantes en pleine forêt, ou d'un autre endroit...







Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...