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Vis, maintenant ! Un petit quelque chose de Neruda

En m'intéressant à ce voyage, je n'ai pu passer outre le poète incontournable du Chili, Pablo Neruda. Je le connaissais de nom, mais n'avait jamais eu le bonheur de me plonger dans l'un de ces livres. 

Je me suis empressé d'aller acheter quelques-unes de ses œuvres et m'y suis perdu avec délectation.
Lire du Neruda à Valparaiso, c'est le vivre. C'est comme lire du Pagnol ou du Giono au milieu des cigales d'un été caniculaire quelque part en Provence.

De tous ses textes, l'un me touche particulièrement et me fait réaliser de la vacuité de nos existences et de notre course effrénée vers ce que nous croyons être le bonheur. Un contentement que nous construisons avec du vent, entourés d'objets censés nous rassurer et nous faire croire que nous existons, mais qui se révèlent inutiles et sans intérêts.

J'ai choisi le voyage.
Je me rince les yeux et la tête avec des images, des odeurs et des sons. Me gave de sourires et rie des incompréhensions. 
Je me gâte avec du temps et des gens.
.....

« Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux ! »

Pablo Neruda .

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Une visite étonnamment culturelle

Alors que je rendais visite à mon scooter sur sa table de réveil, j'ai eu le temps de faire le tour de l'atelier où était soigné mon poney de plastique.
Sur le mur était affiché ce texte et étrangement je l'ai trouvé d'actualité et très international...


Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous Louis XIV

Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.
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Mon scooter est prêt pour une nouvelle saison, il dépasse allègrement les 60 km/h en descente et je paye une fortune pour une plaque...
L'État a trouvé son porte-monnaie ! Maudite classe moyenne !

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Comme un cheveu sur la soupe !

L'hiver est là ! Je répète : L'HIVER EST LÀ ! Depuis que je suis arrivé en cette province bénie par la déesse Kaïla on m'a toujours répété qu'il fallait oublier tout signe extérieur de mode et privilégier le bien être et la survie dans une contrée balayée par les vents du grand nord.
Ainsi troque-je mes délicieux mocassins, mon costume Armani, mon écharpe Dior et mes chemises Saint Sens, pour une paire de bottes, des couches de sous vêtements en laine polaire et un gros manteau avec capuche doublée de fourrure (fausse hélas !). 
Confortablement installé dans mon accoutrement de vénérable chasseur Inuit, je contemple mes frères humains qui résistent encore et toujours à l'envahisseur Hiver. 
Dans un froid aussi glacial qu'un soupir d'Emo qu'un coup de vent vient de décoiffer, et alors qu'il neige à pierre fendre, le jeune et délicat métrosexuel (il parait qu'on est passé au übersexuel...), parfaitement coiffé ne peut de toute évidence se parer d'un couvre chef. 
Ses mèches peroxydées dégoulinent sur un visage que l'on devine maquillé et trop bronzé, comme des algues sur un granit breton à marée basse... Qui a l'air fou à présent ? 
Je suis bien à l'abri de ma caverne duveteuse et profite de ce spectacle avec grand bonheur.  Joyeux Hiver !

Le Père Noël est incroyable !


Il y a approximativement deux milliards d'enfants sur terre.
Comme le Père Noël ne visite pas les enfants musulmans, hindous, juifs ou bouddhistes (sauf peut-être au Japon), ceci réduit la charge de travail pour la nuit de Noël à 15% du total, soit 378 millions.
En comptant une moyenne de 3.5 enfants par foyer, cela revient à 108 millions de maisons, 54 millions en présumant que chacune comprend au moins un enfant sage.
Le père Noël dispose d'environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la terre, dans l'hypothèse qu'il voyage d'est en ouest, ce qui parait d'ailleurs probable. Cela revient à 967,7 visites par seconde.

Cela signifie que pour chaque foyer chrétien contenant au moins un enfant sage, le père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour stationner le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, grimper dans le traîneau et passer à la maison suivante.
En supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts sont distribués uniformément à la surface de la terre,
nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètres par trajet.

Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de km, sans compter les détours pour ravitailler ou laisser pisser les rennes magiques.
Le traîneau du père Noël se déplace donc à 1170 km/s (3000 fois la vitesse du son).
A titre de comparaison : le véhicule le plus rapide fabriqué par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 km/s.
600 000 tonnes voyageant à 1170 km/s créent une énorme résistance à l'air.

Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre.
Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules/seconde.
En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants.
La meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4.26 millièmes de secondes, soit juste le temps pour le père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée.

Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro à 1170 km/s en un millième de seconde, serait sujet à des accélérations allant jusqu'à 17 500 G.
Un Père Noël de 125 kilos (ce qui semble ridiculement maigrichon) se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2 157 507,5 kilos, écrabouillant instantanément ses os et ses organes et le réduisant à un petit tas de chair rose et tremblotante.

Mais la magie de Noël démoli toutes ces hypothèses et ne valide qu’un texte un peu scientifique…
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HEY c'est l'été !!

Voilà l'été !

Et voilà, plus aucune nouvelle ne vient de la planète Terre si ce n'est les problèmes météorologiques !

5 jours de canicule, et on oublie les attentats et les élections en Afghanistan, le record du monde du 100 mètres (quelle bête !), coupures des subventions, chômage, grèves et encore encore ...

Là, une folle se pointe à la télé et dit regretter la neige !
HEY !!! On passe le plus clair de notre année en hiver avec ses prémices et son interminable épilogue !
Le genre de râleuse qui, au premier flocon saute dans un avion pour Miami !

Il a plu 26 jours en juillet ! VINGT SIX JOURS !
On peut tu en avoir du soleil et de la chaleur ?
Suer, se trainer, ne rien faire du tout, ou même travailler sous un chapiteau à 45 degrés, moi je vote pour !

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Oh la vache !!

De passives vaches, langoureusement étendues en un pré,
furent toutes désemparées en constatant leur espace envahi...
Lasses de ne vouloir bouger leurs gracieuses anatomies,
d'un coin d'œil amusé virent deux humains à grandes enjambées
fuir à travers genêts, longeant la forêt, de peur de finir encornés !
Les deux courageux compères subirent du troupeau la raillerie,
si bien qu'au chemin retour ceux-ci donnèrent aux matrones le crédit
de n’être plus dérangeants que ces mouches sur leurs mufles embrumés…




Posted by Picasa

23 octobre 2007 - Minuit

Première étape dans la création de ce blog... Je ne sais pas s'il va finir comme ceux que j'ai tenté de compléter auparavant... Aux oubliettes des blogs ! 
Voyons si je peux faire quelque chose d'intéressant avec ça.
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